Chapitre 73

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Je ne prends pas la peine de répondre parce que Bill est buté et le connaissant, il ne voudra pas m'écouter. Je me dirige donc vers la porte de ma chambre et l'ouvre et le priant de sortir de cette-dernière. Il accepte puis une fois face à moi :

Bill : Le prends pas mal Emma mais ...
Moi, lui coupant la parole : Laisses-moi digérer cette conversation.



Il soupire puis quitte ma chambre. Je m'allonge sur mon lit après avoir fermé les rideaux. Me voilà dans le presque noir en pleine après-midi mais ça me plait. J'aime bien le noir. ça permet de faire le vide et de réfléchir tranquillement quand on est pas dérangé. J'en viens donc à me resasser notre conversation et donc ça y est : on y est. Une séparation, notre séparation. Les larmes me montent et ma gorge se noue. Je respire profondement et dirige mes yeux vers le plafond afin de faire passer les larmes qui sont en ce moment même, en train de me submerger. Non je ne pleurerai pas. Je n'suis pas une petite fille, et il n'y a que les petites-filles qui pleurent pour un garçon.

Une trentaine de minutes plus tard, Anne rentre dans ma chambre sans frapper, toute pimpante.

Anne : Oh, il fait noir ici ! Je vais ouvrir les rideaux.
Moi : Je préfèrerai qu'ils restent fermés.
Anne : Je peux m'allonger avec toi ?
Moi : Hm.


Elle s'execute et pose lentement sa tête contre la mienne.

Anne : On faisait ça avant, quand l'une de nous deux allait mal.

Je garde le silence de peur que ma voix ne trahissent mes sentiments.

Anne : Alors tu vois, on a beau être grande, on peut continuer de le faire.
Moi : Hm.
Anne : Je parle pas et comprends pas l'allemand, mais à en constater l'ambiance dans la chambre de Bill et dans la tienne, je crois avoir compris.


Je m'éclaircis la voix.

Moi : Il a quoi Bill ?
Anne : Il veut pas que Tom aille le voir, et son pote aux cheveux longs ...
Moi : Georg ?
Anne : Oui, Georg est sorti de sa chambre en faisant une drôle de tête.
Moi : Ah bon ?
Anne, en riant : Ouai, y'a une ambiance plus que pourrie mais ça colle bien avec l'image de l'Allemagne.


Je lui donne un coup de coude et nous rions discrètement.

Florelle entre à son tour dans la chambre.

Anne : T'as pas frapper.
Florelle, à haute voix : Toc toc toc ? C'est bon je peux entrer ?
Anne, en riant : T'es déjà entrée de toutes façons !
Florelle : Je peux ouvrir les rideaux ?
Anne & moi : Naan !
Florelle : ça vous dit pas qu'on se bouge et qu'on aille faire les magasins ?


Je soupire.

Florelle : Allez Emma, motives-toi ! Faut qu'on se trouve une belle robe pour le nouvel ans !
Moi : Tu parles, trop cool ce nouvel ans, je viens de m'faire bouger par Bill.
Florelle, en souriant : Je sais, mais moi, j'ai un plan.













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# Online seit Montag, 25. August, 2008 um 17:37

Geändert am Samstag, 08. November, 2008 um 19:18

Petite news




Je pense entamer une autre fiction.
Enfin, j'ai juste eu une idée dans la journée qui me plait.
J'en dis pas plus et je vous tiendrais au courant.
=)




Edit : Finalement, je me lance, on verra ce que ça donnera. Je continue ma fiction ici aussi. Autant dire que j'en aurais deux que j'espere garder.
Bref, c'est ici, et j'attends votre avis : iCi

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# Online seit Samstag, 30. August, 2008 um 19:28

Geändert am Samstag, 30. August, 2008 um 22:46

Chapitre 74

Chapitre 74
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Florelle a toujours des plans pourris. Autant dire ce que j'en pense réellement, mais j'appréhende en gardant le sourire.

Florelle : En fait...
Anne : Accouches !
Florelle : On va t'acheter du parfum, comme ça, tu sentiras bon, et il reviendra vers toi.
Anne & moi : Pfff.


On garde quand même le sourire parce que cette réplique bidon est digne d'elle.

Florelle : Bon plus sérieusement, j'ai pas de plan mais t'inquiètes pas pour lui. Si il revient pas, il se rendra compte qu'il a fait une grosse bêtise.
Moi : Donc je fais quoi en attendant ?
Florelle : En attendant, on va faire les magasins. Vous avez quinze minutes pour vous préparer.



Anne et moi acquiessons. Nous nous dépêchons et allons en centre ville.

Moi : Vous la trouvez comment Helga ?
Florelle : Qui ça ?
Moi : La cousine de Georg.
Anne : Ah ! Vachement jolie !
Florelle : Pareil ! Les garçons doivent être du même avis.
Moi : C'est l' impression que j'ai eu aussi...


Anne nous montre quelque chose du doigt.

Anne : C'est quoi ?
Moi : Un Eiscafe.


Elle me prend par l'épaule en souriant.

Anne : Pour te faire oublier cette Helga...
Florelle : Et pour que tu ne commences pas à te faire des idées entre Helga et Bill...
Anne : Rien de mieux qu'une bonne glace !


Elles rient entre elles. ça m'inquiète.



[ ... ]


______ 31 décembre.

______ 19h.



Georg est censée venir nous chercher dans environ une heure. C'est lui qui nous amènera Florelle, Anne et moi. Je pense que Gustav partira également avec moi. Pour ce qui est de Bill, il me semble qu'il a proposé à l'une de ses amies de venir la chercher. J'ai bien dis "amie". Ajoutez un "e" au mot "ami" et vous connaitrez le genre de cet ami. Bon, autant dire qu'il s'agit d'une fille, et que lui et moi ne sommes plus ensemble depuis maintenant ... hm, un petit moment. Autant ajouter que cette amie n'est peut-être pas qu'une amie finalement. Je n'ai pas de réponse, mais j'ai mon idée là-dessus même si je ne connais pas l'identité de cette fille. Pour ce qui est de Tom, nous ne nous parlons que très peu ces derniers temps. Il est déjà chez son ami afin de l'aider pour les derniers préparatifs. Gentil ce p'tit Tom.

Anne ( en criant ) : Emmmaaa ! Ton téléphonne sonne !
Moi : Réponds !


Je l'entends alors parler puis elle rentre dans ma chambre.

Anne : C'est Georg.

Je prends le téléphonne.

Moi ( en soufflant pour plaisanter ) : Oui Georg, je sais que tu n'peux pas te passer de moi mais je t'écoute.

Il rit.

Georg : J'espère que t'es prête ?
Moi : Non.
Georg : C'est dommage parce que je vous attends devant la maison.
Moi : ...
Georg : Vous venez ?
Moi ( fière ) : Je sais qu'tu plaisantes puisqu'aucune voiture n'est garée devant la maison.


Je l'entends chuchotter un petit "maline! " ce qui me fait sourire.

Georg : Bon, c'était juste pour te dire que je viens vous chercher dans une heure.
Moi : Je sais.
Georg : C'était juste pour te le rappeller. Vous les filles, on vous connait !
Moi, avec le sourire : C'est la meilleure ça !


Je l'imagine également sourire.

Moi : Et Bill il y va avec qui ?
Georg : Dis , faut que j'te laisse. Moi aussi je dois me préparer.


Rapidement, il raccroche.
Je ne relève pas et m'habille de la robe que j'ai décidée de porter ce soir. Une fois fait, je me dirige vers la salle de bain où se trouve une Anne plus que sublimissime.

Moi : T'es belle !
Anne : Tu rigoles ! Regardes comme je suis maquillée !


Je soupire en souriant.

Moi : T'es bête.

Elle est habillé d'un pantalon noir et d'un haut de la même couleur. C'est assez simple, mais disons que la simplicité lui va bien pour le coup. Florelle nous rejoind.

Florelle ( en faisait une moue ) : Je mets cette jupe ou ( avec le sourire ) ce jean ?
Anne : Euh ...
Florelle : Oui je sais, pas très recherché mais je veux pas me préparer pendant des heures pour une soirée de nouvel ans !


Anne et moi rions. Finalement, dans la simplicité, y'a pire que Anne.

Anne : Tu comptes vraiment mettre un jean ?

Florelle se contente de sourire en guise de "oui".

Anne : C'est pas possible.

Je ris.

Une quinzaine de minutes plus tard, je suis maquillée. Il ne me reste plus qu'à me coiffer mais ce sera du vite fait.

Anne : Je te coiffe !
Moi : Non je ...
Anne, me coupant la parole : Si si !


Ok. Je me laisse faire.



[ ... ]


Georg vient de m'appeller. Il sera là d'ici cinq minutes. Je suis dans l'entrée et Simone vient à ma rencontre.

Simone : Si personne ne te drague ce soir Emma, c'est que les garçons sont aveugles !
Moi, gênée mais contente : Merci.


Gordon arrive à son tour.

Gordon : Emma ?
Moi : Oui ?
Gordon : Magni-fique !


Je ris.

Moi : C'est gentil.
Gordon : Bill va tomber comme une mouche.


Je fais la moue mais ne réponds pas. Bill n'est pas ma priorité pour ce soir, même si je peux avouer que je me suis fais belle pour lui.

Gordon : Il va forcèment se rendre compte de ce qu'il a perdu.
Moi : Pas si sûr. Je sais qu'il y va avec une autre fille.
Simone : Oh oui mais t'inquiète pas ! C'est la cousine de Georg !
Moi : Helga ?
Simone : Oui voilà !
Moi : Ah.


Ok, j'ai la blase. Bill compte se rendre à cette soirée accompagner de la magnifique Helga. A part ça, tout pourrait bien aller.

Au dehors, un klaxon se fait entendre.

Simone : C'est Georg.

Anne et Florelle descendent.

Anne, en soupirant : J'ai quand même réussit à maquiller Florelle !

Je ris, encore plus lorsque je remarque Simone regarder le simple jean de Florelle.

Anne : Bon vous avez tout ce qu'il faut ?

Je traduis cette phrase à Simone et Gordon comme à chaque fois qu'une des deux filles parlent en français. On vérifie dans nos sacs et normalement, nous n'avons rien oublié.

Florelle : C'est bon.
Anne, sourire en coin : Vous avez des capotes aussi ?


Simone et Gordon attendent que je leur traduise.

Moi : Euh ...
Simone : Capote ? ça veut dire quoi en allemand ?
Moi, gênée tandis que Anne et Florelle rient : ça veut dire ... cigarettes !
Simone : Ah ok.
Gordon : Ce soir y'aura des amis français à notre soirée, je leur demanderai des capottes alors. C'est ça?


Je me dépêche alors de mettre les filles dehors pour rejoindre la voiture de Georg.

Moi : Oui oui, c'est ça !

On leur souhaite une bonne soirée et partons en riant.
Georg et Gustav font les gros yeux lorsqu'ils me voyent.

Moi : Quoi ?
Georg, en riant : Emma, c'est bien toi ?!
Moi : T'es chiant ! Roules au lieu de dire des bêtises !





Une vingtaine de minutes plus tard, nous voilà arrivés chez l'ami des gars pour la soirée. Quelques voitures sont déjà garées devant le portail. J'avoue avoir un peu peur et surtout un peu d'appréhension mais je ne laisse rien paraître. Nous sortons de la voiture et allons rapidement sonner à la porte, histoire d' être au chaud le plus rapidement possible. Après deux sonneries, un gars vient nous ouvrir. Grand, mince, brun, à la peau mate et plutôt pas mal. Nous rentrons et observons quelques instants. Georg parle avec le gars puis lui fait une tape sur l'épaule avant de partir dans la cuisine.


Moi, à Gustav, en chuchotant : C'est qui ce garçon ?
Gustav : L'organisateur.


Je ne réponds pas et continue de l'observer jusqu'à ce qu'il s'avance vers moi. Je me retourne pour faire mine de parler à Anne jusqu'à ce que je me rende compte qu'elle a déjà désertée avec Florelle.


Le gars : Emma c'est ça ?
Emma : En chair et en os.


Il sourit.

Le gars : J'te débarasse ?

Je souris à mon tour en guise de réponse et lui confie mon manteau et mon sac à main. La musique assez forte m'empêche d'entendre clairement ce qu'il dit mais je réponds qu'il revient dans un instant.
Je continue d'observer la salle et les gens qui la parcourent afin de voir si Bill est présent.

[ ... ]

Le gars réapparait et m'emmene jusqu'au bar où il me donne un verre. Il engage la conversation que je trouve intéressante. A moins que ce soit lui que je trouve intéressant. Toujours est-il que Tom et Bill ont de bonnes connaissances... hm. ^^

[ ... ]


Je suis ici depuis maintenant une heure. Les danses s'enchainent tout comme les verres. Je n'ai pas pris la peine d'aller au buffet pour prendre de quoi manger. Il doit y avoir un peu plus d'une soixantaine de personnes. En effet, ça fait du monde et inutile de dire que je n'ai ni croisé Bill, ni Tom. A croire qu'ils se cachent ou qu'ils ont trouvé la perle rare. Peu m'importe.
Le gars qui s'avère s'appellait Sam m'invite à danser entre deux verres. J'accepte avec plaisir et nous rions à n'en plus finir. L'ambiance est irréprochable. On s'amuse et Sam et moi profitons du moment présent.
Nous rions, rions, rions, comme si nous nous connaissions depuis toujours. Le feeling passe vraiment bien et j'en profite pleinement jusqu' à ce que j'aperçoive Bill. Un Bill adossé contre un mur. Un Bill au regard blasé ou haineux. Un bill rancunier. Un Bill qui nous observe du bas de l'escalier. Je lui souris et lui fais signe de la main. Bien sûr, je n'attends aucune réponse de sa part mais je tiens à lui montrer qu'à cet instant précis, je m'amuse et ne pense à rien d'autre qu' à m'amuser. Ce mot est le maître-mot de ma soirée.


Moi, à Sam : Je reviens tout de suite.
Sam, en plaisantant : Elles disent toutes ça !
Moi : Mais moi je reviendrais vraiment.


Il rit et me regarde m'éloigner tout en dansant. Je bouscule alors quelques "danseurs" et m'avance vers Bill qui en me voyant arrivé, se redresse et met ses mains dans les poches arrières de son jean.

Moi : Salut Bill !

Il fait un signe de tête.

Je me pose à côté de lui et regarde dans sa direction pour en conclure qu'il est posé là pour observer les gens danser.

Moi : Ta soirée s'passe bien ?
Bill, un peu froid : Très bien, merci.


Je souris.

Bill : La tienne aussi ?
Moi, sur le même ton que lui : Très bien, merci.


Il détourne son regard.

Bill : ça a l'air. T'as décidé de passer ta soirée à boire et à danser avec Sam apparement.

Je ris.

Bill : Quoi ?

Moi, en riant et en le provocant : J'aime bien boire. J'aime bien " l'état second " , dans lequel on peut s'retrouver. C'est cool. C'est cool de plus trop savoir ce qu'on fait.
Bill : Mouai.


Je continue de rire discrètement.

Bill : Bon, sinon, pourquoi t'es venu me voir ?
Moi : Ow. Monsieur est arrogant ?
Bill : T'as décidé de m'inviter à danser ?
Moi : Tu ne danses jamais.
Bill, en souriant : Je sais, mais je pourrais faire une exéption pour toi.


Je ris.

Moi : J'ai déjà un cavalier qui doit m'attendre.
Bill : Donc ce soir, pas de tentatives de rapprochement entre toi et moi ?


Je souris même si là-tout-de-suite-maintenant-à-cet-instant-précis-de-ma-vie, je me demande ce qui lui prend de me dire ça.

Moi, surprise : T'as bu ?!
Bill : Non ! Pourquoi ? J'ai quand même le droit de te faire sous-entendre que j'aimerais bien qu'on passe un moment de la soirée ensemble.


J' hallucine - j' hallucine.

Bill : Alors ?

Alors quoi ?! Qu'est-ce qu'il veut que je réponde ? ... Non, ce soir, c'est une soirée sans prise de tête. Je veux profiter de la soirée et m'amuser sans essayer de comprendre pourquoi il veut passer du temps avec moi alors que lui et moi, on est plus ensemble ! Et le pire dans cette histoire, c'est que c'est lui qui l'a voulu et qui a mis un terme à notre relation.
Et d'ailleurs, c'est quand même lui qui ne me parle casiment plus depuis qu'on est plus ensemble. Je comprends pas pourquoi il voudrait que ça change ce soir.

Bill : Emma ?



Moi : Hm, " Leb' die Sekunde " ! ( en français : " Vis l'instant présent ! " )








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Je ne sais pas comment j'ai pû écrire ce chapitre sachant que l'inspiration était vraiment au point mort. La preuve, j'ai pris le temps d'écrire le chapitre.
Je peux avouer qu'en réalité, je privilégie plus ma vie personnelle à l'écriture de cette fiction. C'est normal me direz-vous mais avant, j'étais vraiment plongée ici.
Je ferais de mon mieux pour venir régulièrement ici, en jonglant entre ma vie d'étudiante et mon chéri, la famille et les amis.
Bref bref.

ça me ferait vraiment plaisir si vous me laissiez votre commentaire.
Je crois que ça me donnerait de la motiviation pour écrire le chapitre au plus vite.

Sur ce.
(k)


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# Online seit Freitag, 26. September, 2008 um 14:54

Geändert am Samstag, 08. November, 2008 um 19:27

Chapitre 75

Chapitre 75
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Chapitre 75 : Il y a une fin pour tout.




C'est sur cette phrase que je l'ai planté, plutôt fière de moi.


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Tout le monde, en choeur : 5 - 4 - 3 - 2 - 1 ... BONNE ANNEE !

Les cotillons sont eux aussi de la fête, les paillettes et tout ce qui s'en suit.
Une main se pose sur mon épaule. Je me retourne.

Bill : Bonne année Emma.


Il m'embrasse au coin des lèvres. Je me laisse faire. On se dirige dans une chambre à l'étage et on fait l'amour. Pas parce qu'on est bourré ni quoi que ce soit d'autre, mais parce qu'on s'aime.
Le lendemain matin, allongés sur un lit une place, ma tête contre son torse :


Bill : Tu sais, jusque là, je me voyais faire ma vie avec toi.
Moi : Parce que c'est plus le cas ?
Bill, dubitatif : Tu sais, j'ai jamais vraiment fais confiance à l'avenir.
Moi : Et je ne représente pas ton avenir, c'est ça ?



Il reste allongé pendant que je me redresse.

Bill : L'avenir, c'est les States.
Moi : ...
Bill : Je crois que je suis pas prêt à vivre une longue histoire d'amour, ni à m'engager.
Moi, surprise : Donc toi et moi, c'est vraiment finis ? Jamais on se remettra ensemble ?



Il se redresse à son tour.


Bill : Tu sais Emma, le prend pas pour toi. C'est pas contre toi. T'as rien fais de mal...

Je sens alors mes yeux s'embrumer.

Bill : Mais bon, je suis quand même jeune pour m'investir.
Moi : Pourquoi tu m'dis tout ça ? J'pensais que ça allait.
Bill : Tu comprends pas... Tu sais, si c'est finis, ça veut pas dire que je t'aime plus. Parce que oui, mes sentiments pour toi sont toujours là, mais je veux pas gâcher ma jeunesse.



Ok, donc être avec moi, ça signifie perdre son temps, râter sa jeunesse, s'engager et bla bla bla.

Les larmes s'échappent de mes yeux. Il les essuie et s'excuse pour le chagrin qu'il me cause. Là tout de suite, je m'effondre mais m'efforce de ne pas le lui montrer. Je ne veux pas qu'il voille que je suis attaché à lui beaucoup plus que ce que je ne lui montre. Pour faire simple, je ne comprends pas.
Lui et moi, c' était une évidence. J'y croyais et je m'y suis investis autant que je l'ai pû. Je l'ai aimé de tout mon coeur, et je continuerai à le faire. C'est pas compliqué à comprendre, je l'aime. Je l'aime. C'est simple non? ( ... ) Si c'est si simple que ça, expliquez-moi. Expliquez-moi ce qui ne colle pas. Expliquez-moi où je me suis trompée. Où j'ai fais les faux pas. Là où je suis passé à côté de quelque chose. Je n'sais rien, mais donnez-moi des réponses. Emma sans Bill, c'est comme une tartine sans nutella. C'est fade.
On dit qu'on se rend compte de l'importance qu'on accorde à une personne le jour où on la perd. J'approuve cette phrase.
Je crois qu'on ne montre pas assez aux gens qu'on les aime.
_____ Faîtes le avant qu'il ne soit trop tard...






. FIN . _____________________














Le petit plus :


Finalement, je ne peux pas dire que cette soirée du nouvel ans a été une réussite. J'attendais un rapprochement avec Monsieur Bill mais je crois que je ne peux plus compter dessus.

Nous sommes le 30 mars aujourd'hui. Je n'ai plus aucun espoir pour ma relation avec Bill. C'est bel et bien fini. A force de jouer avec le feu, on s'en brûle les ailes, et je peux désormais approuver cette citation. Tom et moi sommes toujours aussi proche même si je suis de retour en France. J'ai retrouvé ma petite ville afin d'y continuer mes études loin de la famille Kaulitz. Simone et Gordon m'écrivent régulièrement et me font savoir que je suis toujours la bienvenue chez eux.
Le groupe s'est éloigné et moi avec. L' Amérique s'est offerte à eux. Ils en profitent, c'est bien normal bien qu' ils ont tendance à délaisser le reste. C'est la vie, et je l'accepte. Comme tant d'autres...


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C'est chaotique la vie mine de rien. D'une année à l'autre, une vie peut changer totalement. Le mode de vie avec. Je me suis longtemps attaché à cette histoire, puis finalement, les jours passent et on comprend qu'on a mieux à faire, qu'autre chose nous attend autre part et qu'on perd son temps pour quelque chose qui risque de s'effondrer à tout moment. Il me semble que c'est arrivé et c'est la raison pour laquelle je m'arrête ici.
Tant de choses m'attendent ailleurs que je ne pense pas revenir ici. Il fallait une fin et la voici. J'espèrais faire un long et beau chapitre, histoire de finir en beauté mais l'envie n'était pas de la partie. Peut-être que je reviendrai un de ces quatre si le temps me le permet, histoire de façonner ce dernier chapitre, ou au pire, d'un rajouter . . .








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# Online seit Montag, 30. März, 2009 um 19:24

Geändert am Montag, 30. März, 2009 um 19:54